Mouette à l'essor mélancolique,
Elle suit la vague, ma pensée,
A tous les vents du ciel balancée,
et biaisant quand la marée oblique,
Mouette à l'essor mélancolique
Parfois si tristement elle crie
Qu'elle alarme au loin le pilote,
puis au gré du vent se livre et flotte
Et plonge, et l'aile toute meurtrie
Revole, et puis si tristement crie !
A l'enterrement d'une feuille morte
Deux escargots s'en vont
Ils ont la coquille noire
Du crêpe autour des cornes
Ils s'en vont dans le noir
Un très beau soir d'automne
Hélas quand ils arrivent
C'est déjà le printemps
Les feuilles qui étaient mortes
Sont toutes ressuscitées....
Il y a chez le boeuf une nostalgie profonde. Il regarde l'homme d'un oeil triste ; une bave
d'argent lui pend de chaque côté de la bouche. Et tout à coup il se met à meugler. C'est un cri qui sort du sous sol, c'est un écho dans une caverne, c'est un brouhaha médiéval. On dirait le
soupir d'un pêcheur au fond d'une cathédrale gothique. C'est un effroi du XIIIe siècle, c'est un fracas préhistorique : la nuit des temps qui chante le requiem dans le gouffre de
Padirac...
...Voilà qu'à l'horizon s'élève une clameur ;
Elle approche, elle vient, c'est la tribu des oies.
Ainsi qu'un trait lancé, toutes, le cou tendu,
Allant toujours plus vite, en leur vol éperdu,
Passent, fouettant le vent de leur aile sifflante.
Comme un double ruban la caravane ondoie,
Bruit étrangement, et par le ciel déploie
Son grand triangle ailé qui va s'élargissant.
Mais leurs frères captifs répandus dans la plaine,
Engourdis par le froid, cheminent gravement.
...Ils entendent le cri de la tribu qui passe,
Ils érigent leur tête ; et regardant s'enfuir
Les libres voyageurs au travers de l'espace,
Les captifs tout à coup se lèvent pour partir.
Ils agitent en vain leurs ailes impuissantes,
Et, dressés sur leurs pieds, sentent confusément,
A cet appel errant se lever grandissantes
La liberté première au fond du coeur dormant,
La fièvre de l'espace et des tièdes rivages.
Dans les champs pleins de neige ils courent effarés,
Et jetant par le ciel des cris désespérés
Ils répondent longtemps à leurs frères sauvages.
des photos d'ici et de pas loin, et aussi de nulle part, pas sérieuses, (mais convenables), juste pour le plaisir
profil :j'sais pas encore, le gauche n'est pas mal, mais le droit fait plus jeune
droit d'auteur : prenez tout ce que vous voulez, de toute façon je ne le saurai pas, mais si quelque chose vous plait, demandez moi plutôt les formats lourds
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