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lieux et paysages

sous le soleil des tropiques

Publié le par emma/alinea

 

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 de Jean Pierre, une carte du bout du monde...


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dehors

Publié le par emma/alinea

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Tu me proposes, fenêtre étrange, d'attendre ;
déjà presque bouge ton rideau beige.
Devrais-je, ô fenêtre, à ton invite me rendre ?
Ou me défendre, fenêtre ? Qui attendrais-je ?

Rainer Maria RILKE

 


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l'appel du large

Publié le par emma/alinea

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cliché de Valentin, 7 ans


les mouettes volent et jouent ;
Et les blancs coursiers de la mer,
Cabrés sur les vagues, secouent
Leurs crins échevelés dans l'air.

Théophile Gautier

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arc en ciel

Publié le par emma/alinea

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A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles.

Disons Y  jaune pour finir l'arc en ciel...

Jaune comme les pages, ou la fièvre...

Blanc, le bec, le mariage,

 l'or mais aussi le fer...

Blanc comme le drapeau.

 Le drapeau ?

 Bleu comme la grande, blanc comme le petit, et rouge comme le gros.

Belle famille.

Bleu comme les  O, et les bas  

Bleu du sang, quand il est  très pur, le cordon

et quelquefois les casques.

Vert comme le feu rouge,

L'habit et le billet.

Rouge ? Carton !

Et les bâtards douteux, couleur des éléphants :

 gris comme l'éminence, et rose du téléphone

Noir corset velu des mouches éclatantes
Qui
bombinent autour des puanteurs cruelles


N'est pas Arthur qui veut..



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Coca cola

Publié le par emma/alinea

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Coca Cola glamour...

Coca cola, toujours...


Geste citoyen. Préférez le coca en canette :  une canette en aluminium ne met que 200 ans à être dégradée dans la nature, contre 400 pour une bouteille en plastique. Que dire de la bouteille en verre  qui tient le coup 4000 ans !!! (On le sait parce qu'on trouve encore des bouteilles jetées par les Australopithèques...)

 


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le passe muraille

Publié le par emma/alinea

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le passe muraille

 

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toujours tu chériras la mer...

Publié le par emma/alinea

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une photo de Maryse 

 

Homme libre,   toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.
 
Tu te plais à plonger au sein de ton image;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton coeur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage...
 
             Ch Baudelaire, l'homme et la mer

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le son du cor

Publié le par emma/alinea

chez Louis, on peut croiser Charlemagne et son armée, qui viennent  de Roncevaux

 

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qu'il est triste le son du cor....

Tranquilles cependant, Charlemagne et ses preux
Descendaient la montagne et se parlaient entre eux.
A l'horizon déjà, par leurs eaux signalées,
De Luz et d'Argelès se montraient les vallées...

A de Vigny

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la grande bouche

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les souvenirs et les regrets aussi...

(eh non, il n'y avait pas de clown au fond.(clic) ...quoique....)

 


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le chemin d'eau de la fée Viviane

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Au bord des chemins d'eau
 si blancs que l'on croirait qu'ils sont de pierre
 nous marchions sans bruit
La terre était comme une barque tiède après la pluie
Un ciel étrange et brun s'allumait sous nos pas
de mille et mille fleurs
partout le vent se tissait à la lueur
Etions-nous déjà la courbe prochaine
la fin de nacre vert qui n'en finirait pas
d'irriguer le labour des flammes souterraines ?

 

Viviane Lamarlère

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Nice, le marché aux livres

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qui donc lit les livres que personne ne lit ?

...lui ?

 

 


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Gaulé !

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   l'arroseur

 arroségaulé

             

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les arbres témoignent

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 vimy 1

 

 

Je témoigne que le soldat

Qui vient de reposer son verre

Ne veut pas entrer dans la gare

Ne veut pas monter dans le train

 

Il ne veut pas qu’un wagon morne

Le bouscule dans la nuit ;

Il ne veut pas qu’on le réveille

Sous un hangar plein de caissons.

 

Il ne veut pas d’un tas de paille

Dans la masure bombardée,

Ni de l’encoignure de glaise

Qui se dérobe sous les reins.

 

Ses lèvres ne frémissent pas

A l’idée de l’arme qui plonge

Dans une poitrine vivante.

Il n’aime  pas le sang séché

Dans les rainures du métal.

 

Ce qu'il veut à en défaillir

A se'en laisser croûler par terre

C'est être chez lui, ce soir même,

Chez lui, dans la pièce du fond.

 

Il veut mettre sa vieille veste,

Il veut s’asseoir dans le fauteuil

Qu’on a poussé vers la fenêtre,

S’asseoir, les jambes allongées..

 

Il veut entendre un pas dans l’ombre,

Un meuble qui craque, une voix,

Un roulement rieur de bille

Qui va se perdre sous l’armoire.

 

Et je parle quand même au nom

De ces hommes sans importance.

J’ai l’audace de faire comme

S’ils méritaient d’être entendus.

 

Ils disent, puissants de ce monde,

Qu’ils sont bien fatigués de vous

Qu’on vous a vus jouer cinq ans

Avec la chair et les canons.

 

Et qu’il est temps, qu’il est grand temps

D’éponger notre sang qui fume

Et de laisser enfin la paix

A ces hommes sans importance..

 

Ne prenez donc pas tant de peine

A forger des malheurs sublimes.

Je vous assure que la paix

Est plus facile qu’on ne dit.

 

Relâchez un peu votre zèle

Dormez, il fait si bon dormir.

Nous ne penserons pas tout seuls

Au rassemblement des armées


Jules Romains, chant des dix années

 


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Vimy

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v

 

 

 

Vimy, le champ de bataille suivre le lien pour l'histoire

 

 

Tu n’en reviendras pas toi qui courais les filles

Jeune homme dont j’ai vu battre le cœur à nu

Quand j’ai déchiré ta chemise, et toi non plus

Tu n’en reviendras pas vieux joueur de manille

Qu’un obus a coupé par le travers en deux

Pour une fois qu’il avait un jeu du tonnerre ;

Et toi le tatoué, l’ancien légionnaire

Tu survivras longtemps sans visage sans yeux..

On part Dieu sait pour où

Ca tient du mauvais rêve

On glissera le long de la ligne de feu.

Quelque part ça commence à n’être plus du jeu,

Les bonshommes là-bas attendent la relève

Roule au loin roule le train des dernières lueurs,

Les soldats assoupis que ta danse secoue

Laissent pencher leur front et fléchissent le cou

Cela sent le tabac la laine et la sueur.

Comment vous regarder sans voir vos destinées

Fiancés de la terre et promis des douleurs

La veilleuse vous fait de la couleur des pleurs

Vous bougez vaguement vos jambes condamnées.

Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit

Déjà vous n’êtes plus qu’un nom d’or sur nos places

Déjà le souvenir de vos amours s’efface

Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri. »

Louis Aragon


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Vimy, la terre se souvient

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Dehors il vente. Morne réveillon! Il semble que ces grands anniversaires nous rendent plus tristes que de coutume. On songe aux Noëls passés, à l'incertitude d'en connaître d'autres ...

Demain, peut être demain ? ... Certes beaucoup, les yeux ouverts dans l'ombre, songent à cette boucherie, voient leur chair écartelée et pantelante ...

L'angoisse m'étrangle. Ce bouillonnement d'animalité et de pensée, qui est ma vie, tout à l'heure va cesser. Sur les perspectives de l'avenir qui toujours sont pleines de soleil, un grand rideau tombe. C'est fini! ... je n'ai que vingt et un ans.

Ah! si j'échappe à l'hécatombe, comme je saurai vivre! Je ne pensais pas qu'il y eût une joie à respirer, à ouvrir les yeux sur la lumière, à se laisser pénétrer par elle, à avoir chaud, à avoir froid, à souffrir même. Je croyais que certaines heures seulement avaient du prix. Je laissais passer les autres. Si je vois la fin de cette guerre, je saurai les arrêter toutes, sentir passer toutes les secondes de vie, comme une eau délicieuse et fraîche qu'on sent couler entre ses doigts. Il me semble que je m'arrêterai à toute heure, interrompant une phrase ou suspendant un geste pour me crier à moi-même : "Je vis! je vis!"

Et dire que tout à l'heure, peut être, je ne serai qu'une chair informe et sanglante au bord d'un trou d'obus!

Cafard, Paul Lintier , tué le 15 mars 1916. 


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Vimy, le champ de bataille

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Je l'ai encore dans l'oreille, le chant du Onze novembre.
Des hymnes? La Madelon ?
Mais non, voyons, souvenez-vous :

 

Ah! Il n'fallait pas, il n'fallait pas
Qu'y aillent ...

 

Cela fusait des rues comme un rire triomphant, un grand rire de délivrance. La France soulagée l'a lancée jusqu'au ciel, cette boutade d'un passant reprise par un million de voix: "Il ne fallait pas qu'y aillent!" ces meurtriers vaincus, et l'on promenait sur les boulevards leurs canons devenus des joujoux. Cependant, tandis que la foule exultait, je me rappelais les boulevards, quatre ans plus tôt, quand couraient vers les gares ces cohortes de jeunes gens qui ne reviendraient plus, et au lieu de chanter, noyé dans cette mer humaine, j'élevais ma pensée vers la funèbre armée qui emplissait la nuit.

Il fallait qu'ils y aillent ceux-là, ils y étaient allés, et, dans leur troupe immense, je cherchais des visages, je réclamais tout bas mes morts ... Pas seulement les amis : les autres aussi, surtout les autres, ces figures effacées dont on n'a pas su le nom, le camarade de corvée qui a pris ton fardeau quand tes genoux pliaient, celui qui a déchiré ta capote lorsque, pris dans le barbelé, tu allais y rester, le petit volontaire qui a crié : "Présent!" quand il fallait traverser le tir de barrage pour porter un ordre d'où dépendait notre sort.

Tu me comprends bien : le frère d'un instant, celui qu'on rencontrait par hasard et qu'on retrouvait, le lendemain, en travers du boyau, ou couché sur la piste, ses doigts durcis enfoncés dans l'argile et un dernier rictus lui découvrant les dents ...

Ah! non, je n'ai pas chanté ... J'aurais dû peut-être, mais les souvenirs me serraient la gorge. Il défilait trop de fantômes dans ce ciel sans étoiles. Aujourd'hui encore, en écrivant ces mots désordonnés qui veulent jaillir ensemble, je crois entendre les clameurs de l'Armistice et je lève les yeux vers la nuit éternelle où passaient les suppliciés. C'est ce défilé-là qu'auraient dû regarder les survivants.

Roland Dorgelès


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